1781 : Début de la construction de la Fonderie royale près de la charbonnière de Montcenis. C’est la première usine métallurgique du continent européen à fonctionner selon les techniques anglaises avec des machines à vapeur pour obtenir de la fonte au coke.
La Verrerie royale de Saint-Louis (Moselle actuelle) soumet des échantillons de production de cristal à l’Académie des Sciences.
1782 : Philippe-Charles Lambert, faïencier alsacien, et Barthélemy Boyer, originaire d’Autun, s’associent pour créer une cristallerie à Sèvres dans les dépendances du parc de Saint-Cloud alors propriété du duc d’Orléans.
1784 : Le Trésor royal rachète le domaine du duc d’Orléans pour la reine
Marie-Antoinette.
L’établissement de MM. Lambert et Boyer prend le nom de Manufacture des cristaux et émaux de la Reine.
1785 : MM. Lambert et Boyer envisagent le transfert de leur établissement près
d’un centre de production de houille car à Paris le charbon est coûteux et de qualité inégale.
Ils proposent le site de Montcenis et, avec le soutien du contrôleur général, Calonne, obtiennent un secours du roi de 150 000 livres (contre un quart des actions).
Formation de la société Lambert Boyer et Cie pour l’exploitation de la manufacture de cristaux (octobre).
Le commissaire du roi, Chardon, vient reconnaître les terrains pour la construction de la manufacture des cristaux (décembre).
Mise à feu des hauts fourneaux de la Fonderie royale (11 décembre).

1786 : Construction des bâtiments de la cristallerie selon les plans de l’architecte Barthélemy Jeanson, élève de Soufflot.
La Verrerie royale de Saint-Louis demande sans succès sa réunion aux établissements de Montcenis (juin).
1787 : 60 personnes demeurent à la cristallerie (janvier).
Arrêt du Conseil d’État qui ordonne le transfert de la Manufacture des Cristaux de la Reine établie à Sèvres, près de Saint-Cloud, au Creusot, près de Montcenis, en Bourgogne
(18 février).
Début de la production ; 202 ouvriers sont recensés à la cristallerie.
Visite du chimiste Lavoisier.
1790 : Arrêt de la fabrication de cristal. Fabrication de verre commun.
1791 : Ignace-François de Wendel, directeur de la fonderie, loge à la Verrerie.
1792 : La cristallerie de Montcenis perd le titre de Manufacture des Cristaux de la Reine ainsi que ses privilèges.
1794 : Réquisition pour la fonderie des bâtiments de la cristallerie rendus disponibles du fait de la crise dans la production, le blocus anglais empêchant les approvisionnements en minium anglais et en potasse d’Amérique.
1796 : Le Directoire restitue les établissements du Creusot à leurs propriétaires. Jean-François Chagot devient actionnaire majoritaire.
1806 : Ladoueppe du Fougerais, directeur de la cristallerie, obtient l’appellation de « Manufacture de leurs Majestés Impériales et Royales ».
1808 : Visite de Lamartine à la cristallerie.
1818 : Jean-François Chagot devient propriétaire de la cristallerie.
1820 : Construction de fours supplémentaires, d’un atelier de fabrication du minium et de logements ouvriers.
1828 : Installation d’une école de filles dans une des dépendances de la Verrerie (le bâtiment non vendu à Baccarat est sans doute remis à la ville du Creusot dont Henry Chagot est le maire).
1829 : À la cristallerie, travaillent en cette année 350 ouvriers qui produisent 540 tonnes de cristal. Les fours sont améliorés pour économiser le charbon.
Pour régler la succession de Jean- François Chagot, mort en 1824, un inventaire de la cristallerie est réalisé qui en estime la valeur à 400 000 F.
1831 : Après les journées révolutionnaires de juillet 1830 qui mettent fin aux six ans de règne de Charles X, la stagnation des ventes de produits de luxe conduit la cristallerie dans une période de crise qu’accentue la mésentente entre les héritiers de Jean-François Chagot. Les fours, arrêtés au début de 1831, redémarrent à la fin de l’année.
Les établissements de Baccarat et de Saint-Louis envisagent le rachat de la manufacture du Creusot.
1832 : Signature le 9 juillet d’un compromis de vente entre MM. Chagot et les établissements de Saint-Louis et de Baccarat. La valeur de la Cristallerie est fixée à 120 000 F (bâtiments et équipements). Les frères Chagot arrêtent la fabrication et la vente de cristaux le 31 octobre.
1833 : Les logements des verriers sont loués aux mineurs et aux ouvriers de la fonderie.
1836 : Janvier : première lettre d’Adolphe Schneider à l’administration de Baccarat proposant le rachat des bâtiments de l’ancienne cristallerie du Creusot pour en faire une maison d’habitation en considération de leur bonne situation, des dépendances et du jardin.
Août : en remplacement de la chapelle Saint-Éloi, aménagée dans l’atelier de la plaine des Riaux et qui menace de s’effondrer à la suite des dégâts des mines, une chapelle est aménagée dans les ateliers des miniums de la verrerie et placée sous le patronage de Saint-Laurent, patron des verriers et des arts du feu.
Décembre : Adolphe Schneider et son beau-père, M. Boigues, rencontrent l’administrateur de Baccarat à propos du rachat de la cristallerie du Creusot.
1837 : Janvier : M. Mollerat, manufacturier en produits chimiques à Pellevey (Côte-d’Or), fait une proposition de rachat de l’ancienne cristallerie, pour y installer une usine.
Mai : Rachat par MM. Schneider frères, pour 77 217 F, de l’ancienne cristallerie qui devient la résidence d’Eugène Schneider. Installation d’une école de garçons.
100 logements ouvriers continuent d’être loués à des ouvriers des forges et de la mine jusqu’en 1863.
1844 : Installation dans le 1er étage de l’aile Est d’une fabrique de dentelle pouvant accueillir 270 apprenties.
1845 : Adolphe Schneider, à la suite d’un accident de cheval, décède à la Verrerie, résidence de son frère.
1855 : Les écoles quittent le corps central de la Verrerie pour de nouveaux locaux édifiés en bord de rue à la place des anciens ateliers des miniums. Les mansardes de l’aile Ouest cessent d’abriter 18 logements ouvriers.
1860 / 1866 : Travaux de transformation de la Verrerie en résidence. Un temple protestant est aménagé dans la halle conique Ouest. Le corps central est rehaussé en partie d’un étage attique.
1863 : L’aile Est cesse d’abriter des logements ouvriers.
1865 : Aménagement de la halle conique Est en château d’eau.
Pour l’alimentation de l’usine et de la ville, les Établissements Schneider réalisent la dérivation des eaux de Saint-Sernin-du-Bois puis du Rançon (1875).
1866 : Fermeture de l’atelier de dentelle, transféré rue de Blanzy.
1875 : Henri Schneider succède à son père Eugène à la gérance des usines du Creusot.
1876 : Visite du président de la République française, Mac-Mahon.
1896 : Mariage de Zélie Schneider, fille d’Henri, avec le comte de Ganay. Visite de Li Hung Chang, secrétaire de l’empereur de Chine.
1898 : La ville du Creusot offre à Henri Schneider, qui en fut maire pendant vingt-cinq ans, une statue de saint Éloi, patron des forgerons. Cette statue est érigée entre le château et l’église Saint-Laurent.
1899 : Extension du parc qui englobe la promenade du Midi.
1905 : Visites de Carlos 1er, roi du Portugal, et d’Alexandre 1er, roi de Serbie.
Début des travaux de réaménagement.
1908 : Démolition du corps central. Aménagement du parc qui s’agrandit d’une partie de la place située derrière l’église Saint-Laurent.
1909 : Visite du prince Nashimoto, représentant de l’empereur du Japon.
1910 : Visite de Ferdinand 1er, roi de Bulgarie. Creusement du « métro »(galerie souterraine permettant l’accès des domestiques). Bénédiction par l’évêque d’Autun de la chapelle du château. Poursuite des travaux de réaménagement (façades Ouest et conciergerie).
1911 : Visite du prince Izzedine Effendi, de l’Empire ottoman. Aménagement du théâtre dans la halle conique Est.
1913 : Réalisation par le sculpteur Antonin Carlès du monument représentant les enfants d’Eugène (II) Schneider : Henri-Paul, Jean, Charles et Marie-Zélie.
1915 : Visite de Raymond Poincaré, président de la République française et de Millerand, ministre de la Guerre.
1916 : L’orangerie (salle du Jeu de Paume) est aménagée pour l’accueil des soldats blessés.
1920 : Rapatriement du corps d’Henri-Paul Schneider, décédé pendant la guerre en combat aérien.
1928 : Visite du roi et de la reine d’Afghanistan.
1940 : Le château de la Verrerie est réquisitionné pour servir de logements aux officiers allemands.
1942 : Le 17 octobre, premier bombardement par l’aviation anglaise. Mort à Paris le 17 novembre d’Eugène (II) Schneider, son fils Charles lui succède à la gérance des usines du Creusot.
1943 : Le 20 juin, second bombardement de la ville et de l’usine par l’aviation anglaise.
Une partie du corps central, la conciergerie et les pavillons de l’avant-cour sont détruits.
1944 : Libération du Creusot. Les troupes allemandes partent avec les canons de bronze des cours de la Verrerie. Obsèques de Jean Schneider et de sa femme Françoise, l’avion qui les ramenait d’Algérie s’étant écrasé sur le Mont-Beuvray.
1948 : Inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques des façades et toitures du château. Les canons de bronze retrouvés à Hambourg par un Anglais, visiteur de la Verrerie, reprennent leur place dans les cours du château.
1951 : Travaux de reconstruction : les parties détruites lors du bombardement sont reconstruites à l’identique sauf les pavillons de l’avant-cour.
1959 : Visite du président de la République française, Charles de Gaulle.
1960 : Visite au Creusot de Nikita Khrouchtchev, chef du gouvernement de l’URSS.
Inauguration des HLM construits sur une parcelle de 9 hectares au Sud du parc de la Verrerie.
Obsèques de Charles Schneider.
1965 : Acquisition par la ville du Creusot d’une parcelle de 2,74 hectares du parc de la Verrerie pour y construire la « Maison des jeunes ».
1968 : Acquisition par la ville du Creusot de la partie Sud du Parc (15 hectares dont la promenade du midi) pour la future piscine municipale.
1969 : Obsèques d’Antoinette de Rafélis de Saint-Sauveur, femme d’Eugène II (juillet).
Acquisition par la ville du Creusot auprès de la société Schneider S.A. de l’ensemble du château et du parc de la Verrerie (décembre).
Projet d’implantation d’un Institut Universitaire de Technologie dans le parc de la Verrerie.
1970 : Projet d’aménagement d’un musée dans le Château de la Verrerie.
1971 : La ville du Creusot met le corps central à la disposition du musée de l’Homme et de l’Industrie et l’aile Est à celle de la Communauté urbaine (créée le 13 janvier 1970) pour ses bureaux.
1972 : Ouverture du parc au public et inauguration de la piscine municipale.
1980 : Démolition des grilles et murs d’entrée du château (rue Jules-Guesde).
1982 : La statue d’Eugène Schneider est déplacée du centre de la place vers la bordure du parc.
1984 : Classement au titre de Monument historique des façades et toitures du château de la Verrerie ainsi que des anciens fours transformés en théâtre et chapelle.
1987 : Visite du président de la République française, François Mitterrand.
Inauguration de la bibliothèque municipale aménagée dans les anciennes écuries (rue Édith-Cavell).
1991 : Installation de l’Office de Tourisme du Creusot dans le pavillon d’entrée.
1992 : Transformation de l’avant-cour par l’implantation de parterres.
1996 : Début des travaux de réfection des toitures du château de la Verrerie (aile Ouest : de juin 96 à mai 97 puis de novembre 97 à juin 98).
1998 : La caravane du Tour de France cycliste s’installe dans la cour du château de la Verrerie (1er août). Suite des travaux de réfection des toitures (corps central : novembre 98 à juillet 99).
2004 : Fin des travaux de réfection des toitures (aile Est).