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  • les lieux de production

    À la fin du XVIIIe siècle, les manufactures implantées au Creusot ressemblent à des châteaux. La Fonderie royale et la Cristallerie sont des ensembles symétriques, édifiés avec des matériaux traditionnels : la pierre, la brique, le bois, la tuile plate.
    Implantées à proximité des charbonnières, dans une paisible vallée, ces usines doivent intégrer à la fois les lieux de production et les lieux d’habitation des ouvriers et employés.

    À la mine où à la forge, au fur et à mesure qu’augmentent en quantité et en dimensions les machines, les équipements et les productions, les ateliers deviennent de plus en plus larges, les hauts fourneaux, les chevalements, les cheminées de plus en plus hauts. De nouveaux matériaux sont mis en œuvre. Des colonnes en fonte soutenant les charpentes permettent d’élargir l’espace couvert. Le fer remplace le bois pour les charpentes, les chevalements et parfois la brique pour des cheminées.

    Vers 1860 apparaît un nouveau modèle d’architecture industrielle à la structure entièrement métallique avec poteaux en fonte, poutrelles en treillis de fer profilé. La couverture est alors de tuiles mécaniques et la brique n’y sert plus que de remplissage. Plus facilement adaptable, extensible, voire démontable, cette architecture devient celle de la plupart des ateliers et sert de modèle aux gares que produisent les établissements Schneider.

    Dans les années 1920 un nouveau matériau fait son apparition : le béton armé. Les grandes halles de la fonderie à Montchanin, les ateliers de construction du Breuil, la centrale thermique de Lucy et le puits Darcy à Montceau, affirment, avec des formes diverses, la modernité de ce nouveau matériau.

    Pendant 200 ans, les sites industriels se sont étendus sur des espaces plus importants structurés par le réseau des voies ferrées. De Blanzy à Perrecy l’exploitation houillère suit le gisement de charbon avec, à proximité des puits, les cités minières. Au Creusot, après une période de densification dans la plaine des Riaux, l’usine poursuit son extension jusqu’aux communes voisines. Pendant 200 ans les zones d’activités sont de perpétuels chantiers en adaptation permanente.

    Aujourd’hui certaines parties de ces zones sont restées des espace de production, d’autres ont été réhabilitées pour accueillir de nouvelles industries, un centre universitaire, des activités commerciales ou de loisirs...

  • l’atelier des grues et locos

    L’Atelier dit "des grues et locomotives" a été construit vers 1850 par les établissements Schneider et Cie pour le montage des locomotives à vapeur.

    Un des premiers constructeurs français de locomotives

    Deux ans après leur arrivée au Creusot, Adolphe et Eugène Schneider se lancent dans la fabrication de locomotives à vapeur. Les constructeurs sont alors anglais comme Stephenson. En France, seuls quelques pionniers comme Seguin à Perrache et Perier-Edwards à Chaillot ont déjà adapté ou modifié des machines anglaises.
    Après les premières voies ferrées à usage industriel, la premiere ligne pour voyageurs est étudiée dès 1835 entre Paris et Saint-Germain. Les locomotives, d’origine anglaise, sont complétées à partir de 1838 d’une première série de six machines réalisées au Creusot. Vers 1850, sur un réseau ferré français de 3000 kilomètres, circulent près d’un millier de ces nouvelles machines.

    Une nouvelle architecture industrielle

    Au Creusot, les ateliers sont alors devenus inadaptés à une production croissante de machines de plus en plus longues. Les Etablissements Schneider s’agrandissent d’un ensemble de quatre ateliers. Pour l’assemblage, l’Atelier des grues et locomotives permet de disposer d’un espace plus vaste grâce à deux rangées de colonnes en fonte qui soutiennent la charpente. Ces supports, préfigurant l’architecture métallique des années 1860, sont ici mis en œuvre avec des matériaux traditionnels : murs en briques, charpente de bois et tuiles plates. Pour favoriser un bon éclairement, les murs sont percés de vastes baies vitrées en cintre que complètent des châssis en toiture. Vers 1870, les grues à pivot fixées aux poteaux de fonte sont remplacées par des chariots roulants sur des poutres en treillis métallique.

    L’évolution

    En 1920, l’activité de construction ferroviaire est déplacée en un autre site de l’usine. L’atelier de 1850, inadapté aux dimensions des nouvelles locomotives produites, abrite un dépôt de magasinage puis, vers 1950, l’entretien des grues à vapeur et des locomotives utilisées dans l’usine. Inscrit en 1975 à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, l’atelier acquis par la Communauté urbaine est réhabilité en 1998 pour devenir la bibliothèque du Centre universitaire Condorcet.

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