La fabrication de la céramique est une activité humaine depuis plusieurs millénaires. Extraire l’argile, la préparer, la façonner, la sécher et la cuire demeurent les phases fondamentales de cette pratique, exclusivement manuelle jusqu’au début du XIXe siècle.
Avec l’industrialisation, la généralisation de la machine à vapeur et des machines-outils, la production céramique prend un essor technique considérable surtout à partir des années 1850. À compter de cette période, on distingue clairement les ateliers artisanaux, poteries ou tuileries, des manufactures mécanisées fabriquant en série tous les produits de terre cuite, de grès ou de faïence.
En Saône-et-Loire, l’axe principal de développement de cette industrie est la vallée du canal du Centre, de Digoin à Chalon-sur-Saône.
La briqueterie Vairet-Baudot fait partie de cet ensemble d’usines, une quarantaine vers 1900 réparties dans une quinzaine de communes, avec les grandes tuileries de Montchanin, Chagny et Écuisses, la fabrique de carrelage de Paray-le-Monial, les manufactures de poteries de grès de Digoin, Palinges, Pouilloux ou d’autres moins connues mais tout aussi actives jusqu’aux années 1960.